La suite de mes posts publiés sur le réseau Mewe en 2025...

 

04/12/2025

 

Lorsque nos randonneurs passent tout près du village Amarlain, ils sont toujours ravis ! Ce village est une vraie animation, même si nous ne pouvons y entrer. Les gens qui y vivent sont complètement en-dehors de tout système. Ils vivent en harmonie avec la nature, sont complètement autonomes et parlent l’elfique. Langue que j’ai dû apprendre pour être pris comme guide sur cette randonnée.

Lorsque je dis que nous ne pouvons pas y entrer, ce n’est pas tout à fait vrai. Ils n’aiment bien sûr pas les groupes, mais si nous venons à une ou deux personnes, nous sommes accueillis à bras ouverts, pour un peu que nous nous pliions à leurs coutumes. La première étant de venir entièrement nu. Car c’est ainsi qu’ils vivent tout le long de l’année.

Je m’étais donc présenté à eux, afin d’être sûr que nos randonneurs ne les dérangeraient pas. Ils avaient surtout peur pour la forêt, peur de retrouver des bouts de papier, de la pollution. Je les ai rassurés sur ce point : je serai intransigeant quant au respect de la nature qui nous accueille et nous ouvre ce chemin que nous emprunterons, une fois par semaine, voire deux fois pendant la belle saison.

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Gwyniel, une beauté brune aux longues jambes, aux fesses toutes rondes, aux petits seins fermes, et au sourire enjôleur. Son prénom signifie « rayon de lune des gelés », je trouve ça tellement magnifique. Elle était très curieuse par rapport à notre façon de vivre en dehors de la forêt, et grimaçait de dégoût régulièrement lorsque je lui expliquais, par exemple, que je vivais dans un appartement, une boîte en béton dans une plus grande boîte en béton. Si elle avait pu avoir l’envie de connaître cette vie au-delà des feuilles vertes, je pense que je lui ai fait passer l’envie pour toujours !

À Amarlain, la sexualité est très libérée et la toute première fois que nous avons fait plus ample connaissance, c’était dans la grande hutte où tout le monde se rassemble pour des sortes de veillées. Un peu à l’écart des autres, nous nous emboîtions l’un dans l’autre avec une douceur féérique, sous le regard amusé des plus jeunes. Je compris plus tard que ce n’était pas de nous voir faire l’amour qui les amusait, mais le fait que Gwyniel se soit entichée d’un « Morna », qui signifie « étranger ». Parce que si leur sexualité est très libérée (voire même débridée dans l’intimité), cela ne veut pas dire que tout le monde couche avec tout le monde. Coucher avec quelqu’un, particulièrement devant les autres, c’est montrer son attachement. Gwyniel avait eu un coup de foudre pour moi, et c’était réciproque. Mais j’étais et serai toujours un Marna. Il n’est donc pas question que je puisse m’installer dans ce village. De toute façon, je crois que leur style de vie finirait par me faire tourner dingue. Mais je suis parfois le bienvenu pendant plusieurs jours d’affilée, et participe volontiers aux taches, comme aux festivités (qu’ils ont nombreuses).

La première fois que j’amenai mes randonneurs sur ce chemin, quelques semaines après avoir fait leur connaissance, je vis Gwyniel approcher. Aussitôt, les randonneurs sortirent leurs appareils photos, mais Gwyniel ne s’en souciait guère. Elle me voulait moi et uniquement moi. Elle m’embrassa d’une façon torride, après avoir grimacé en voyant mes vêtements.

Je réussis à lui faire comprendre que dans mon monde, on ne pouvait pas faire l’amour devant les autres, comme ça, et elle en fut très frustrée, autant que moi.

Je vous avouerai ici que Gwyniel est une elfe très têtue. Elle passe me voir à chaque fois que je suis avec mes randonneurs. Elle pose, même, pour eux, les aguiche. Il lui arrive même de se caresser un peu devant eux en leur disant des mots elfiques, rarement très gratifiants, en vérité, mais je suis le seul à les comprendre.

Pourtant, je vois clair dans son petit jeu. Ce n’est pas réellement les randonneurs qu’elle aguiche de la sorte. C’est moi. Ce n’est pas faute de passer la voir de plus en plus souvent, et de passer des nuits entières à jouir partout en elle et sur elle. Elle est devenue une véritable drogue pour moi, au-delà de l’amour que je lui porte à présent.

La voir jouer avec les randonneurs me rend dingue. Lorsqu’elle nous quitte et retourne au village, c’est toujours en venant m’embrasser, une main posée sur mon entre-jambe dur comme la pierre.

Et à chaque fois, je le sais. Je sais qu’elle sait que je continue de résister, mais qu’un jour viendra où je la prendrai devant les randonneurs, contre un arbre. Je la baiserai de toutes mes forces, la ferai crier de bonheur sur le tapis de feuilles roussies. Je le sais, et elle le sait aussi. Ce jour-là, je lui appartiendrai pour de bon…

 

 

05/12/2025

 

Ne vous méprenez pas sur moi. N’allez pas croire que je suis de celles qui séduisent leur patron dans l’espoir qu’il divorce et qu’il fasse de moi la nouvelle « Madame de ». Tout simplement parce que dans le cas présent, la patronne, c’est moi.

Vous vous dites sûrement, du coup, que cette belle queue bien large appartient à un homme qui a su « remettre cette salope à sa place », ou quelque chose du genre. Vous êtes à gerber. Voire même que j’abuse de mon autorité. Mais il n’en est rien.

Mon entreprise fait dans l’événementiel. Aux plus hauts niveaux de décision, nous ne sommes que des femmes. Intelligentes, entreprenantes, sûres d’elles. Nous ne cherchons pas l’argent facile, nous sommes trop bien placées pour savoir que ça n’existe que pour les hommes. Nous sommes belles, autoritaires (pour la plupart, en tout cas), classes et ambitieuses. J’ai toujours voulu faire en sorte que chaque employée de mon entreprise ait le sentiment de travailler pour quelque chose de plus grand que nous.

Et en haut de tout ça, il y a moi, la présidente. Je suis devenue une figure incontournable de mon milieu. Si quelqu’un veut organiser un événement à portée internationale, c’est moi qu’il vient voir, et s’il en met le prix, mon équipe entière, dévouée et inventive, se met à sa disposition et fait de son rêve un idéal fantasmé.

Lorsque nous avons embauché quelqu’un pour le travail ingrat de secrétaire… Oups ! Je précise : pour la partie la plus ingrate du travail de secrétaire. Lorsque nous avons, donc, cherché quelqu’un pour délester nos secrétaires de cette partie ingrate et presque dégradante (servir le café, faire les photocopies, organiser les étagères de dossiers etc.), j’ai insisté pour que ce soit un homme. Aurélie, ma PDG, m’a dit que j’allais peut-être un peu trop loin, mais je n’en ai pas démordu. Et je suis un peu comme une reine, ici.

Cette belle queue est donc Fabien. Son entretien d’embauche, je l’ai moi-même dirigé. Ils n’étaient pas beaucoup à être restés de marbre lorsqu’on leur a appris qu’un entretien pour ce genre de taches serait mené par la présidente elle-même. Depuis mon bureau où nous regardions les hommes présents avec Aurélie par les caméras, nous en avons directement viré les deux tiers. Il n’en restait plus que quatre. Un d’eux était presque obèse et nous l’avons remercié. Notre « agent délestant » serait amené à énormément marcher et je ne voulais pas qu’il fasse une crise cardiaque. Il était pourtant bien précisé dans l’annonce qu’une condition physique irréprochable était demandée. Les trois qui restaient étaient de beaux hommes musclés. Mais Fabien m’avait déjà tapé dans l’œil, si je puis dire. Il n’était pas plus beau que les autres. Si je m’étais arrêtée au physique, je ne l’aurais pas choisi. Mais il y avait quelque chose dans sa posture qui me faisait penser qu’il était l’homme parfait.

La suite a (encore) prouvé que j’avais raison. J’ai demandé à le voir en dernier. Les deux autres entretiens s’étaient très bien passés, et je commençais à me dire qu’il allait être difficile de les partager. Puis Fabien est arrivé. En plus de ses références en tant que groom dans un hôtel cinq étoiles, il était avenant, sans être souriant. Il avait une posture professionnelle à la limite du robot. Si Aurélie semblait agacée par ce côté « coincé », j’étais, pour ma part, un peu comme sous le charme. Aurélie et moi sommes de belles femmes, je le sais. Et les deux autres avaient tenté de jouer la sympathie, sans pousser le bouchon trop loin, bien entendu. Mais je les soupçonnais d’être du genre à rester discuter un peu avec d’autres collaboratrices, leur faire du charme à elles aussi, peut-être même un peu plus insistant, vu qu’elles n’étaient pas les big boss et donc plus accessibles. Fabien, lui, ne ferait pas ça. Je me demandais même s’il ne préférait pas les hommes. Et il n’en croiserait pas beaucoup ici…

Au grand désarroi d’Aurélie, avant que l’entretien ne se termine, je lui ai demandé de se déshabiller complètement. Aurélie me connaît maintenant par cœur et elle sait faire avec mes « frasques ». Si bien que lorsque je lui ai demandé ça, elle n’a pas bronché, pas frémit du sourcil, même, comme si c’était prévu. Alors que je savais très bien qu’elle allait me passer un savon par la suite. Aurélie pense toujours aux risques possibles, mais pas moi.

Fabien s’est levé sans broncher plus qu’Aurélie. Peut-être une petite mimique d’étonnement, simplement. Mon bureau n’a pas de murs. Ce sont des vitres. Pour la simple raison que ces vitres-là sont plus insonorisées que n’importe quel mur. Et il est rare que je tire les rideaux. Je me souviens donc encore de la tête de ma secrétaire lorsque Fabien a commencé à se déshabiller.

Au-delà de son corps ô combien exaltant, et de la taille de son membre au repos, j’avais la réponse que je cherchais : Fabien serait entièrement dévoué, et il avait un caractère soumis. Peut-être même l’était-il dans sa vie intime. Il était parfait, à tous points de vue.

Lorsqu’il est sorti du bureau, j’ai bien pris mon savon avec Aurélie, qui me parlait des répercussions que pourrait avoir une plainte de ce genre sur moi et sur mon entreprise. Je l’ai rassurée bien vite : ce n’était pas le genre de Fabien. Elle aurait pu me dire que je n’en savais rien, que je ne le connaissais pas, mais elle savait que j’avais raison. J’ai toujours su lire les gens, comme je l’avais lue, elle, douze ans auparavant. Elle était parmi nous pour son stage de dernière année. À la fin de celui-ci, je l’ai convoquée dans mon bureau et lui ai simplement dit :

--- Lorsque tu auras reçu ton diplôme, reviens me voir. Ton contrat sera prêt.

--- Vous m’embauchez avant même… avait-elle commencé, d’un air ahuri, avant que je ne la coupe.

--- Pas de « vous » entre nous, Aurélie.

--- Mais… on m’a toujours dit qu’il n’y a qu’une personne qui peut vous tutoyer, ici…

--- Et c’est toujours le cas.

Elle n’avait rien trouvé à répondre. Elle savait que seule la PDG était autorisée à me tutoyer. Même les membres da CA ne le faisaient pas. Elle avait tout de suite compris et m’avait remerciée sans en faire des caisses, exactement comme j’aime. Aurélie fait partie du peu de gens qui m’ont comprise rapidement. Elle savait que c’était une manière d’avoir toujours la PDG de mon côté, en cas de mésentente avec le CA, et aussi une manière de me préserver du CA, justement. Même les femmes peuvent être de cruelles capitalistes qui n’ont cure de ce que nous faisons ici et ne sont parmi nous que pour la manne d’argent que je représente. Et je ne suis pas dupe : certaines ont été placées là par leur mari.

Mais au bout de douze ans, nous sommes devenues de vraies amies, avec Aurélie. Donc si elle n’est pas allée plus loin dans ses remontrances, ce n’était pas par peur de se faire virer aussi brutalement que sa prédécesseuse. Non, c’est uniquement parce qu’elle savait que j’avais raison.

Fabien a donc commencé la semaine suivante. Il était tel que je m’y attendais : professionnel, compétent, courtois. De lui-même, il a pris l’initiative de savoir ce que nous buvions le matin en arrivant. Nous sommes une trentaine de femmes à travailler ici tous les jours. Au bout de deux jours, il savait qui buvait quoi à quelle heure, et nous n’avions même plus besoin de lui demander. Ainsi, le matin, à mon arrivée, il sait que je prends quelques minutes pour saluer tout le monde ou presque. Je prends quelques nouvelles auprès de ma secrétaire et je m’installe à mon bureau, lorsque je n’ai pas de réunion. Environ dix minutes plus tard, Fabien arrive avec mon café. Je le bois simplement noir.

Mais il y a eu ce jour où la journée avait mal commencé. Nous nous étions positionnées sur un appel d’offre pour organiser le marché de Noël de la capitale et alors que tout semblait conclu, il y avait eu un revirement de situation complètement inattendu. Je n’aime pas ça, vous pouvez me comprendre. Il est rare que je m’énerve, mais ce jour-là, en ouvrant mes mails et découvrant que contrairement à ce qui m’avait été dit (avec sincérité, j’en étais persuadée) l’avant-veille, il n’était pas si sûr que ce marché nous revienne.

Le fait de rajouter la Mère Noël dans le décor avait finalement réveillé ces masculinistes à petite bite et ils avaient réussi à faire vaciller la décision rationnelle du jury. Je connais leurs méthodes de fascistes : ils avaient forcément du dossier sur quelqu’un, voire quelques-uns. Je n’aime pas jouer à ce jeu, mais je dois m’y plier parfois, et je déteste ça, ça me met dans une humeur exécrable.

Fabien ne m’avait jamais vue dans cet état, alors il fut sûrement un peu déstabilisé quand je le remerciai d’un ton sec.

--- Quelque chose ne va pas, Madame ?

--- Ce monde me fera tourner en bourrique ! me suis-je exclamée alors.

--- Si je peux faire quoi que ce soit…

--- Et qu’est-ce que tu pourrais bien faire ? À part me mettre de la crème dans mon café pour adoucir un peu ma vie ?

Dans ces moments, je peux être blessante. Mais je regrette toujours, à un moment. Sauf là. La frustration, je l’ai souvent faite passer de différentes manières, mais la plus efficace a toujours été le sexe. Alors lorsqu’il m’a répondu, ça s’est allumé en moi :

--- Si vous le souhaitez, je vous en apporte un nouveau avec…

--- Non ! Tu vas le faire ici, dans ce café-là…

--- J’ai peur de ne pas comprendre, Madame…

--- Tu as de la crème, et je la veux dans mon café.

--- Je n’ai pas de…

Un éclair de compréhension a illuminé son regard. Il était mignon, à rougir ainsi. Son regard s’est baissé sur ses chaussures, et j’ai attendu qu’il réagisse enfin.

--- Dois-je fermer les rideaux, Madame ? a-t-il demandé finalement.

--- Non, Fabien…

Il a repris ma tasse et s’est mis à un coin de mon bureau avant de déboutonner son pantalon. Ma secrétaire semblait être prise entre l’ahurissement et l’excitation. Du genre : « C’est horrible, je ne veux pas voir ça… Mais qu’est-ce qu’il a une belle queue ! » Cela m’amusait beaucoup. J’ai regardé Fabien se masturber devant moi. Il n’osait monter les yeux jusqu’aux miens mais jetait des petits coups d’œil dans mon décolleté. Je n’allais pas le lui reprocher, vu ce que je lui demandais de faire. Pour l’aider, j’ai même déboutonné deux boutons de mon chemisier, pour qu’il puisse voir la dentelle de mon soutien-gorge.

Comme je vous l’ai dit, Fabien est très professionnel. Je ne pouvais pas en être totalement certaine, mais je pensais que c’était la première fois qu’il faisait une telle chose. Au dernier moment, il a attrapé ma tasse et a éjaculé dedans un sperme blanc comme neige et bien épais. Pas une goutte à côté. Je scrutais son gland d’où sortais les petits jets contrôlés. Et ce moment a eu le don de me faire oublier mon énervement. Mieux ! J’étais décidée à y aller de façon frontale, cette fois, avec cette bande de frustrés. Ils devaient arrêter de croire que parce qu’ils sont des hommes, ils peuvent tout contrôler mieux qu’une femme. J’allais les avoir à leur propre jeu.

Fabien a rangé son bel engin dans son pantalon puis m’a tendu ma tasse. Je lui ai offert un beau sourire qui contrastait avec l’accueil qui l’avait eu ce jour-là.

--- Ce soir, avant de rentrer, tu passeras me voir…

--- Bien Madame.

Puis il était parti vaquer à ses occupations. De mon côté, j’ai dégusté mon café « amélioré » en me disant que je pourrais m’y habituer, puis j’ai décroché mon téléphone, oubliée ma frustration et ma contrariété.

Le reste de la journée avait été formidable. En quelques heures, nous étions non seulement de nouveau sur les rails pour le marché de Noël, mais en plus, ce trou du cul d’André de Boissière, concurrent acharné et antiféministe patenté, se retirait carrément du marché, suite à trois plaintes déposées le même jour : deux pour abus à caractère sexuel, et une pour faux et usage de faux. J’allais être tranquille un moment !

Ma secrétaire n’était plus là lorsque je suis revenue au bureau, le soir, après tous ces rendez-vous fructueux. Fabien était sensé avoir terminé depuis presque deux heures, et pourtant il était là, devant ma porte, à m’attendre. Je commençai par m’excuser et lui dis qu’il aurait dû rentrer et que je n’aurais rien eu à en redire, mais il m’a fait comprendre qu’il n’aurait pas bien dormi s’il avait osé faire une telle chose. J’imagine qu’en tant que groom, plusieurs de ses clients richissimes l’avaient fait poireauter plus d’une fois.

Je l’ai donc invité à s’asseoir face à moi et ai commencé d’un ton enjoué, peut-être un peu trop.

--- Je voulais revenir sur ce qui s’est passé ce matin et je voulais m’assurer que tu vas bien.

--- Il n’y a aucun mal, Madame. Je vous ai demandé ce que je pouvais faire pour aider et vous me l’avez dit.

--- Oui, mais je ne veux pas que tu croies que je t’aurais viré si tu avais refusé. La… frustration n’est pas mon fort, et dans les affaires, cela arrive régulièrement. Dans ces moments, je peux être… allez, avouons-le… je peux être une vraie peste ! Et j’ai été irrespectueuse.

--- Je peux vous assurer que j’ai vécu bien pire, Madame.

Je lui ai alors souri et me suis penchée au-dessus de mon bureau, pour planter mon regard dans le sien :

--- Tu veux dire que tu avais déjà crémé un café de la sorte ?

--- Jamais, Madame. Je voulais simplement dire que la clientèle de l’hôtel était bien odieuse que vous ne l’êtes. Et vous êtes la première à s’en excuser.

--- Cela n’arrivera plus, je te le promets. D’autant plus qu’au final, tu as été d’une grande aide ! Grâce à toi, mes idées étaient remises en place et nous avons pu balayer cette contrariété d’un revers de main. Ça n’aurait pas été possible sans ton intervention !

--- Je suis heureux d’avoir pu contribuer à votre succès, Madame.

--- Et toi, Fabien ? En as-tu retiré quelque chose de positif ?

--- Bien sûr, Madame. J’ai été heureux de voir que ma… crème vous redonnait le sourire.

--- C’est tout ? Tu n’as pas aimé ce que tu as fait ?

Il a baissé les yeux et s’est remis à rougir, puis m’a répondu en regardant le sol :

--- Beaucoup, Madame.

--- Alors si je te demandais à nouveau de la crème dans mon café, ce ne serait pas abuser ?

--- Si cela vous fait plaisir, Madame, je le ferai volontiers.

--- Ce que je te demande, Fabien, c’est si tu en as envie…

Il a alors relevé les yeux, est resté un instant coi, puis finalement a prononcé :

--- Très…

--- Sans aucune contrainte ?

--- Aucune, Madame. Je peux être sincère avec vous ?

--- Bien entendu…

--- J’ai beaucoup aimé la façon dont vous regardiez mon… membre.

Il rougissait de plus belle et ai décidé d’en rajouter une couche :

--- Tu as une belle queue bien large, Fabien. Et si tu m’y autorises, je serais ravie, les prochaines fois, de t’aider à faire jaillir cette délicieuse crème.

D’un petit coup d’œil, je pouvais voir qu’il avait une demi-molle. Je lui souris en coin avant de préciser tout de même :

--- Nous ne coucherons jamais ensemble, Fabien. Je veux que ce soit bien clair entre nous. Je prendrais beaucoup de plaisir à branler cette belle queue, et même à la sucer, mais jamais je n’enlèverais le moindre vêtement.

--- Ça me paraît normal, Madame.

--- Alors c’est parfait. Je suis heureuse que tout ceci se passe entre adultes consentants. Une autre chose : serais-tu plus à l’aise si les rideaux étaient fermés ?

--- Je vous avoue que oui, Madame.

--- Alors, nous ferons ainsi, et tant pis pour notre petite voyeuse !

Il avait même ricané, à ce moment, et je l’avais encore remercié en le laissant partir, malgré sa gaule qui ne cessait d’enfler.

Depuis, je demande régulièrement de la crème dans mon café. Même lorsque je ne suis pas énervée. Il ferme alors les rideaux, ma secrétaire sait parfaitement pourquoi et me lance toujours un petit sourire coquin en voyant Fabien s’exécuter. Ensuite, il se masturbe au coin du bureau, ou bien je le fais venir près de moi et le branle moi-même, ou encore je le fais s’asseoir et prends son énorme chibre au fond de ma gorge.

Il est devenu expert dans la gestion de ses jets et même dans l’urgence d’un orgasme trop soudain, il n’en met pas une goutte à côté. Parfois, il m’arrive de récupérer sa « crème » directement sur ma langue.

Aurélie a bien cru, un moment, que je m’étais entiché de Fabien, mais il n’en est rien. Ça ne m’a même jamais traversé l’esprit. J’aime sa queue et le goût de son sperme, c’est vrai. J’aime même le fait qu’il soit ainsi soumis. Mais jamais, ô grand jamais, je ne tomberais amoureux d’un tel homme : je chéris trop ma liberté pour la refuser à un autre, quand bien même ce serait son désir. Ou plutôt : surtout si c’est son désir. Car lorsqu’André de Boissière a été privé des siennes, même si ce n’était que pour quelques semaines (le temps que ses avocats le fassent sortir rapidement, quasiment blanchi), j’en ai ressenti un grand plaisir !

Non, je ne tomberai jamais amoureuse d’un homme tel que Fabien. D’autant plus que mon cœur est déjà pris. Peut-être qu’un jour, j’oserai l’ouvrir à la personne qui le fait battre, jour après jour. Cette personne que je croise tous les jours, qui m’inspire, même, sans le savoir, grâce aux échanges que nous avons si souvent. Je vais sûrement vous surprendre, mais je suis secrètement amoureuse de mon chauffeur.

 

 

12/12/2025

 

Tous les ans, c’est la même chose. Ma fille me fait partir deux semaines en cure de thalasso dans le sud de la France. Je ne suis pas dupe : sous prétexte de devoir garder mes animaux (un chien et deux chats), elle en profite pour se prendre aussi des vacances, la plupart du temps sans mari ni enfants. La première année, ça m’a vexée. Et franchement, passer deux semaines entourée de vieux croulants qui n’arrêtent pas de se plaindre de leurs vieux os, ça m’a fait passer l’envie.

Mais ma fille est sûrement aussi têtue que sa mère. Et elle, elle avait passé deux semaines de rêve à lire, se balader… Des fois, je me dis qu’elle en profite pour avoir un amant. Elle aurait bien raison, en tout cas. Non pas que je déteste mon gendre, c’est un homme bien sous tous rapports et je ne doute pas qu’il comble ma fille. Mais on n’a qu’une vie !

Alors quand, l’année suivante, elle a insisté pour que j’y retourne, parce que je dois prendre soin de moi pour vieillir et profiter de ma vieillesse dans les meilleures conditions (et je dois bien lui donner raison sur ce point), j’ai mis comme condition que je choisirais moi-même l’endroit. Très loin d’où j’avais été la première année ! Ayant voulu troquer la montagne pour la plage, mon dévolu s’est jeté sur un spa dans la commune d’Agde. Au moins, là-bas, quand tu pars en balade, il y a moults animations : bars, plages, casino, restaurants en veux-tu en voilà… et bien sûr la réputation qui précède cette cité balnéaire.

J’ai bien vu sa tronche, à ma fille, quand je lui ai dit que j’irais au Cap d’Agde en thalasso ! Malgré ses réticences (qui étaient sûrement dues au dégoût de m’imaginer me trimbaler à poil dans le quartier du Bagnas), elle a fini par accepter.

Depuis, j’y retourne chaque année ! Je vis pendant semaines entre massages, cocktails et parties de jambes en l’air délurées. Tous les ans, j’appelle la même compagnie de taxi de la cité d’Agde, et à peine sommes-nous en route, que les vacances commencent vraiment. Le chauffeur ne rechigne jamais à une petite compensation de mon cru !

 

 

15/12/2025

 

Ce que j'ai toujours aimé chez Justin, c'est sa façon qu'il a de briser tous les codes. Particulièrement en ces temps où ils deviennent une barrière à la liberté. Ne croyez pas qu'il me manque de respect ou qu'il me force en quoi que ce soit. D'ailleurs, c'est un garçon très attentionné qui est capable d'anticiper les intentions et les désirs des autres. Pas seulement avec moi, mais avec tout le monde. C'est d'ailleurs pour ça qu'à la fac, il est très populaire. Certaines me jalousent, ou croient que je suis cocue, mais ce n'est pas le cas. Justin est un homme libre que je ne souhaite juste pas mettre en cage.
Nous n'étions encore qu'amis, tous les deux, presque de vagues connaissances. Il m'était arrivé une fois ou deux de me retrouver à discuter avec lui en soirée. Tellement charmant, avec cette pointe d'humour et d'auto-dérision qui m'a fait chavirer aussitôt.
Il remarquait bien comment je le regardais, la façon que j'avais de fondre lorsqu'il me disait bonjour en me faisant la bise. Alors un jour, il m'a proposé de faire un pique-nique ensemble.
J'avais mis une tenue légère, mais pas trop provocante non plus. Au fond de moi, j'espérais qu'il m'embrasse. J'étais comme une folle, parce que pour moi, il était évident que les sentiments que j'éprouvais étaient réciproques. Pourquoi proposer un pique-nique, sinon? C'est quand même un peu le summum du romantisme, non? En plus de ça, il m'avait précisé de ne rien ramener, qu'il s'occupait de tout.
Nous avions convenu d'un endroit tranquille, et je l'attendais, essayant de paraître distante et sereine. Mais lorsque je l'ai aperçu, mon cœur a chaviré. Je le voulais. Tout mon corps le réclamait.
À tel point que je n'ai pas remarqué tout de suite qu'il n'avait ramené qu'une couverture. J'avais bien d'autres choses à penser. Il s'est approché de moi, a approché son visage plus doucement que d'habitude, puis nos bouches se sont trouvées. Je me suis liquéfiée dans l'instant. Notre baiser a duré une éternité, et il y a mis fin pour étaler la couverture au sol. C'est là que je lui ai posé la question:
--- Tu n'as ramené que ça? On ne doit pas manger, pendant un pique-nique?
Il m'a fait m'asseoir près de lui et m'a caressé la joue, en plantant son regard bleu dans le mien.
--- Je me suis dit que j'allais te dévorer... et que toi, tu allais déguster.
Avec un autre, j'aurais éclaté de rire et je me serais barrée. Avec Justin, j'ai cru jouir sur place. Les mots étaient peut-être mal choisis, un peu trop faciles, pour lui. Mais il me prouvait pour la première fois que si je me lançais dans une relation avec lui, ma vie allait changer du tout au tout. Qui, à part lui, aurait pu oser prononcer ces mots avec une telle assurance, au premier rendez-vous, immédiatement après le premier baiser?
Une petite partie de moi était déçue. La petite fille en moi, qui avait été bercée à coups de princes charmants et de contes à l'eau de rose, avait espéré qu'il me séduise, qu'il me fasse la cour, comme on pouvait dire à un moment. Mais la jeune femme bien ancrée dans la réalité que j'étais a entendu la promesse derrière ces mots.
--- Le programme te plaît? m'a-t-il demandé, ses lèvres à deux millimètres des miennes.
Je n'ai pas pu répondre. Tout mon corps était déjà en fusion. Pour lui signifier mon consentement (car c'était sa façon à lui de me demander mon consentement), j'ai collé mes lèvres aux siennes avec une certaine urgence.
Et il a bien tenu sa promesse. Rapidement, je me suis retrouvée allongée sur le dos, mon pantalon sous ma tête, ma culotte jetée au loin dans l'herbe. Sa langue était une merveille. Je crois qu'il a été le seul, dans ma vie, à s'occuper aussi bien de mon clitoris. Le seul aussi à me faire jouir deux fois d'affilée uniquement avec sa bouche, d'où sortaient des mots qui m'enivraient totalement. Il décrivait le goût et l'odeur de mon sexe aussi sûrement qu'un poète l'aurait fait, contrastant avec sa repartie précédente sur le pique-nique. Au début, j'étais un peu gênée parce qu'il parlait de moi comme on le ferait d'un vin. Mais ça n'a pas duré, parce que tout en lui me faisait comprendre que j'étais un grand cru.
Après mon deuxième orgasme, j'étais sur un nuage douillet, prête à ce qu'il me prenne, prête à être le réceptacle de sa jouissance à lui. La deuxième partie de sa promesse avait dû me sortir de la tête. Il me l’a rappelée sans détour. Sans même se préoccuper du fait que quelqu’un pourrait débarquer (je n’y ai pensé qu’à ce moment-là), il a ouvert son pantalon et a fait surgir son membre toutes veines dehors. On aurait pu croire qu’elles étaient prêtes à exploser.
Il était rasé d’aussi près que moi et lorsqu’il est venu s’agenouiller près de mon visage, ses bourses toutes douces me caressaient le visage. Par réflexe, j’ai sorti ma langue et ai commencé à les lécher pendant qu’il remontait mon haut pour découvrir mes seins. J’en ai attrapé une entre mes lèvres et la lui ai sucée en le sentant pincer doucement mes tétons sensibles.
Puis il s’est légèrement reculé, passant son autre main dans mes cheveux. Avec une certaine autorité mêlée de douceur, il s’y est agrippé et m’a relevé le visage pour me présenter sa queue. Tout en m’appuyant sur mes coudes, j’ai ouvert simplement la bouche. J’avais tout de suite senti qu’il souhaitait prendre les choses en main et j’étais dans un tel état qu’il pouvait bien faire ce qu’il voulait de moi.
Les premiers allers-retours étaient doux, bien que profonds. Mais ça n’a pas duré longtemps. Bientôt, je gargouillais sous ses assauts, sentais son gland turgescent obstruer ma gorge, sans qu’il n’y reste comme je le craignais. Il y a un côté grisant à n’être qu’une bouche, qu’un trou, dans lequel on se branle. Je ne sais pas comment il a su, mais il a bien senti que si j’étais prête à tout pour son plaisir, y aller trop gaiement dans ma gorge pourrait finir par me gâcher le mien.
Il s’est donc retiré avant même que je ne commence à y penser. Juste au moment où, justement, je ressentais le maximum de plaisir par ce biais. Continuant de me tenir les cheveux, il s’est penché pour m’embrasser à nouveau, malgré la bave qui coulait un peu sur mon menton.
--- Mets-toi à quatre pattes, si belle Clémentine, m’a-t-il dit avec une voix suave comme je n’en avais que très rarement entendu.
--- Ici ? lui ai-je demandé dans un éclair de lucidité.
Mais avant même qu’il ne me réponde, je savais que je le ferais. Certes, il n’y avait pas eu le moment romantique du pique-nique, mais la magie était pourtant là. Et pour rien au monde je ne voulais la briser pour me rhabiller et attendre de se rendre à mon appartement ou le sien pour me donner à lui. C’était ainsi, ça devait être là.
--- Si tu préfères, on peut all…
Je ne lui ai pas donné l’occasion de terminer sa phrase. D’un bond, je me suis mise dans la position qu’il m’avait dit et me suis mise à rouler du cul devant lui. J’ai tourné mon visage vers lui et lui ai souri en le voyant admirer ma croupe. Il était à deux doigts de baver à son tour et ne s’en cachait pas.
--- Que la dégustation commence, lui ai-je lancé d’un air mutin.
--- La gourmandise est un vilain défaut, m’a-t-il répondu en caressant mes fesses.
Un long frisson m’a fait tressaillir de tout mon corps, et je me suis penchée un peu, tout en me cambrant de plus belle, avant de lui dire :
--- Et je suis tellement vilaine…
Alors son pieu épais m’a transpercée. Tel un fourreau, mon vagin épousait chacune de ses petites irrégularités le long de son chibre. Il s’est planté jusqu’au fond de moi, je l’ai senti comme je n’avais jamais senti personne avant lui, comme si non seulement l’homme était celui qu’il me fallait, mais qu’en plus, nos sexes étaient comme jumeaux.
Doucement, il s’est mis à aller et venir, de toute sa longueur. Je le devinais derrière moi, le regard planté sur sa queue qui disparaissait en moi et en ressortait reluisante de ma cyprine. Si j’avais cru qu’il s’agissait uniquement d’un one-shot, je crois que je lui aurais demandé de filmer. À la place, je me suis mise à onduler, et il m’a suivi dans cette danse sensuelle. Ses gémissements étaient un pur délice à mes oreilles.
Dans un claquement sec sur mes fesses, il a mis fin à la douceur. J’exagère un peu. Parce que même dans ses moments les plus virulents, Justin garde une part de douceur qui met sa partenaire à l’aise. Le temps que je tressaute sous la fessée, il s’est mis à me pilonner en règle, ses mains agrippées à mes fesses rondes et un peu trop dodues à mon goût (même si je sais que ça plaît énormément aux gars).
Pour alors, j’oubliais que n’importe qui pouvait débarquer et nous voir, me voir, dans cette position à la fois honteuse et tellement grisante. Justin s’est agrippé à ma tignasse et a tiré dessus pour me cambrer à mon maximum. Je me souviens que je grognais et lui réclamais de continuer, de ne pas s’arrêter, surtout pas. Et lui râlait en retour, avec cette petite satisfaction en arrière-plan qui me disait : « je me doutais bien que tu étais une petite salope. »
Quand il a arrêté de me tirer les cheveux, c’était pour prendre mes seins dans ses mains, douces et fermes à la fois. Je ne sais pas comment il fait pour être aussi délicieusement contredisant. Constamment. J’ai joui une troisième fois sur sa queue, d’une force telle que je n’ai pas pensé une seconde à retenir mes cris. Heureusement, Justin veillait au grain et sa main est venue les étouffer.
Mais il ne s’est pas calmé pour autant. Lui aussi devait, de temps en temps, se rendre compte qu’on pouvait à tout moment se faire griller. Particulièrement au moment de moment de jouir. Il ne pouvait donc pas rester trop longtemps à me limer la chatte. Ses deux mains plaquées sur ma bouche, il me cambrait comme jamais et me pilonner sans vergogne. Ma tête s’est mise légèrement à tourner, jusqu’à ce qu’il se retire brutalement de moi. Je suis tombée en avant, exténuée, alors qu’il se vidait sur mes fesses. C’était la première fois qu’on me faisait ça. Les premières secondes, j’ai trouvé ça un peu sale, puis quand il s’est mis à tapoter sa queue encore toute dure dans la raie de mes fesses pour extraire les dernières gouttes, j’ai adoré. Je me suis mise à roucouler en ondulant et lui a plaqué sa verge poisseuse dans ma raie. Il me caressait l’anus avec sa queue et j’ai tellement aimé ça !
Je me suis rhabillée rapidement, mais pas ma culotte, que j’ai laissée dans la pelouse. Je sentais son sperme souiller mon pantalon, mais je m’en moquais complètement. J’étais aux anges. Nous avons passé un moment allongés à discuter, riant de notre audace en se bécotant. Puis c’est sûrement là qu’il a enfoncé le clou de mes sentiments pour lui :
--- Il va être temps qu’on y aille… J’ai réservé un resto pour 13h30…
Ce que j’aime le plus, chez Justin, c’est sa façon qu’il a de briser tous les codes.

 
 
 
19/12/2025
 
Il n’y aucune provocation dans le fait que je en porte jamais de soutien-gorge. Depuis mon adolescence, c’est devenu une évidence, pour moi. Il n’y a pas eu de rébellion. Je ne voyais pas (encore) le soutien-gorge comme le symbole par excellence de l’oppression féminine et de la domination patriarcale.
Je me souviens encore, à l’âge où j’étais fière de devoir commencer à porter un soutien-gorge. Je devenais une femme. Et une femme désirable. Comme beaucoup de filles, je portais un plus grand intérêt aux garçons un peu plus vieux que moi. En quatrième-troisième, ils sont encore tellement puérils, alors que nos corps à nous s’embellissent et prennent des formes. Et j’ai bien vite vu la différence. Les mecs du lycée me reluquaient sans vergogne.
C’est d’ailleurs en seconde que j’ai définitivement arrêté d’en porter. Ma meilleure amie, Titia, a eu sa vraie poussée de nibards cette année-là. En quelques mois, elle est passé de la planche à pain au bonnet B bien rempli ! Mais à aucun moment elle n’a acheté de soutien-gorge. Je savais que ses parents avaient quelques difficultés financières (sa mère avait perdu son travail), alors je ne lui disais rien. Jusqu’au jour où on a fumé notre premier joint, avec deux autres filles de première.
Il faisait beau et elle portait juste un débardeur, ayant laissé tomber son éternelle veste en jean sur la pelouse du parc où on était allé commettre notre forfait. Ses tétons pointaient et j’en ai fait une petite fixette, sans savoir pourquoi. J’ai vite compris, par la suite, qu’il s’agit de ce qu’on appelle communément un « scotch ». Je restais regarder ses tétons à travers le tissu de façon un peu bête.
--- Qu’est-ce qu’il y a ? m’a-t-elle demandé de but en blanc.
Ça a eu le don de me faire revenir un peu à la réalité. Les deux autres riaient de façon très peu intelligente et avec une voix que je ne me connaissais pas, je lui ai sorti :
--- Tes parents peuvent pas t’acheter de soutif ?
Et elle a explosé de rire.
--- T’es conne, ou quoi ? Ils galèrent, mais pas à ce point-là, quand même ! Non, c’est moi qui veux pas. Je suis bien, comme ça. Quand ma mère m’a envoyée en acheter, j’en ai essayé et sérieux, je sais pas comment vous faites.
Nos deux autres amies riaient de plus belle. Mais moi, elle m’avait donné à réfléchir. Peut-être bien que si je n’avais pas été défoncée, j’aurais juste haussé les épaules en me disant qu’elle faisait bien comme elle voulait. Mais là, ça m’intriguait. Avec la même profondeur d’esprit que quand j’avais scotché sur ses tétons, il faut bien avouer.
Pour ma part, ça faisait plus d’un an que j’en portais tous les jours. Les premiers temps, je le gardais même pour dormir, tellement j’en étais fière. Qu’est-ce que ça pouvait faire, de se promener ailleurs qu’à la maison et en pyjama, sans en porter ? Je ne m’en souvenais plus. Je la regardais d’un air hagard en réfléchissant, puis je n’ai vu qu’une solution, pour tenter de la comprendre : j’ai retiré mon propre débardeur, fait sauter mon soutien-gorge, puis remis mon top. Enfin, je me suis levée d’un bond :
--- On va faire un tour ! me suis-je exclamée en fourrant mon soutif dans mon sac.
Et nous voilà toutes les quatre, riant à tue-tête, à reprendre la direction des rues bondées de ce début d’été. Et je me suis sentie bien. Je me suis sentie libre. J’avais l’impression d’être les seins à l’air et que tout le monde trouvait ça normal. Je me souviens qu’au bout de cinq minutes comme ça, et tellement heureuse, et j’ai sorti mon soutif de mon sac et l’ai balancé dans une poubelle.
Depuis, cette sensation m’est restée. Il y a des moments où je n’y pense plus, bien sûr. Mais régulièrement, je retrouve cette liberté dans mon corps. Les seuls moments où je peux en porter, c’est lorsque je choisis de porter une lingerie sexy.
Il n’y a donc aucune provocation, aucune revendication, dans le fait que je ne porte pas de soutien-gorge. Ce n’est que bien plus tard que ma conscience féministe a été révélée par Nath, qui m’avait fait du rentre-dedans en règle. J’ai cédé, et facilement, avec ça. Mais ce ne sont pas les quelques semaines d’amour adolescent que je retiens le plus d’elle. C’est beaucoup plus sa conscience politique qui m’a marquée et qui a posé les bases de la mienne. Dans le même temps, je commençais à supporter les petites agressions sexistes récurrentes qui font le quotidien de presque toute femme. C’est aussi pour ça que j’avais répondu favorablement aux avances de Nath. Pour tester autre chose. Je n’y ai pas trouvé mon compte, je dois bien avouer. Mais il n’y avait rien de désagréable, loin de là. Aujourd’hui encore, je ne serais pas contre une expérience lesbienne.
Je suis donc bien consciente qu’il y a un message qui est perçu dans le fait que je ne porte pas de soutien-gorge. Mais grâce aux bases que m’a inculquées Nath, je l’assume pleinement. En grandissant encore un peu, j’ai compris qu’une femme forte, sûre d’elle, a un peu moins à supporter les agressions des hommes. En fait, c’est tout simple : une femme qui affiche des comportements convenus comme masculins se protège plus des comportements toxiques. Ne me demandez pas pourquoi, même si j’ai ma petite idée là-dessus… Mais la plupart ne sont pas près à l’entendre, surtout ceux qui considèrent l’homosexualité comme une déviance. On n’est jamais plus dégoûté que par soi-même… Mais où en étais-je ? Ah oui !
Si j’ai réussi à me protéger un peu plus que d’autres de ces comportements toxiques, cela ne fait de moi quelqu’un de moins désirable. Je peux en jurer par les regards que je surprends sur ma poitrine, lorsque l’on remarque que je ne porte rien sous mon haut ! Je lis bien les idées salaces dans leurs regards ! Mais ça s’arrête là, la plupart du temps. En soirée, il y a forcément un relou qui va me considérer deux secondes comme si j’avais écrit « open bar » sur mon corps. Par contre, soyez sûr.es d’une chose : ça ne dure jamais plus de secondes. J’ai la verve aussi facile que la claque.
Donc non, ce n’est pas provocation politique ou sexuelle que je ne porte pas de soutien-gorge.
Mais la salopette, me demanderez-vous avec raison ! La salopette qui laisse pratiquement voir mes seins tout doux et tout ronds, ça, c’est une autre histoire… beaucoup plus intime.
 
 
 

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