


Morgane n’a jamais vraiment été pudique. Peut-être en partie parce qu’elle a remarqué, relativement tôt, ce que son petit minois d’ange et son corps, à la fois voluptueux et énergique, malgré sa petite taille, peuvent provoquer chez ses interlocuteurs. Et même ses interlocutrices. Hommes ou femmes se noient d’abord dans ses yeux noisette, puis, si le cœur lui en dit, elle n’a plus qu’à user de quelques gestes sensuels, finement calculés, faussement anodins. Ensuite, hommes ou femmes, ils sont à ses pieds. Ou plutôt entre ses cuisses. Mais même si elle joue régulièrement de ses charmes, ce n’est pas pour autant que n’importe qui peut en profiter pleinement.
Parfois, Morgane aime simplement se délecter du pouvoir qu’elle a sur le corps et les désirs des autres. Ce n’est pas tant qu’elle a un besoin maladif de se sentir désirée pour avoir le sentiment d’être en vie. C’est plutôt une manière naturelle et positive de vivre. Même si la personne qui tombe sous son charme ne sera pas amant ou amante, elle sent bien que ces moments de séduction illuminent, si ce n’est la vie, au moins la journée de l’un comme l’autre.
Mais parfois, alors qu’elle ne s’y attend pas, c’est elle qui se retrouve comme prise à son propre jeu. Comme lorsqu’elle a rencontré Anna, cette magnifique rouquine qui est devenue plus qu’une amie. Lorsqu’elles ont été présentées l’une à l’autre, Anna semblait s’ennuyer, à cette soirée mondaine en l’honneur d’un artiste contemporain assez quelconque, mais dont la famille richissime était le principal donateur de la galerie.
Même si l’artiste n’était pas bourré de talent, elle savait que ces soirées drainent des populations assez diversifiées, et il y avait toujours quelqu’un d’intéressant à rencontrer. Une fois de plus, elle ne s’était pas trompée.
Anna se trouvait dans un groupe qui semblait débattre de la pertinence de l’artiste dont c’était le vernissage. Un peu en retrait, Morgane pensa d’abord qu’elle était l’amie, peut-être même le faire-valoir, d’un des hommes qui discutaient avec son ami Damien, vers qui elle se dirigea pour le saluer. Les trois hommes qui discutaient avec lui la dévorèrent des yeux. Il faut dire qu’elle dénotait un peu dans le paysage de robes de soirée et de costumes plus ou moins stricts. Baskets, hautes chaussettes passées au-dessus de bas-résilles, un shorty en jean’s à la limite du provoquant, et un large t-shirt dont le col laissait apparaître ses fines épaules, et surtout son cou sensuel mis en valeur par ses cheveux attachés en un chignon fait à la va-vite. Pour sa part, elle s’attarda un peu plus sur Anna. Elle comprit rapidement que l’ennui ne venait pas du fait qu’elle appartenait à un autre monde, mais qu’elle n’adhérait à aucun des arguments de la discussion qui était repartie rapidement.
C’est un réflexe chez Morgane. Une belle personne devrait sourire continuellement, à son sens. Elle avait donc usé de ses petits gestes et regards pour rendre la soirée d’Anna un peu plus plaisante, et l’avait finalement éloignée du groupe de mâles en pleine masturbation intellectuelle collective, pour s’approprier la plus belle œuvre de la soirée. Contrairement à ce que son visage fermé avait pu lui faire penser, Anna était une femme resplendissante. Elle regardait Morgane parler avec intensité, riait avec franchise, et était devenue rapidement tactile avec Morgane qui sentit monter le désir en elle, sans crier gare.
Morgane découvrit en Anna comme une sorte de miroir. Lorsqu’elle ne s’ennuyait pas, Anna dévorait la vie comme Morgane et bientôt, elles rivalisaient toutes les deux de leurs charmes l’une sur l’autre. Et l’une comme y succombait, petit à petit, presque malgré elles.
Ce soir-là, Anna repartit avec celui qui avait insisté pour qu’elle l’accompagne, mais une sorte d’amitié sensuelle était née entre elles et Morgane savait qu’elles se reverraient. Elle avait évidemment laissé son numéro à la belle rousse, et même si elle savait qu’on pouvait parfois être déçu par le comportement des autres, elle avait vécu les jours suivant dans l’assurance que bientôt, son téléphone sonnerait.
Elle pensait souvent à elle en travaillant, et ses peintures prenaient naturellement des couleurs vives, orangées. Le feu et le soleil inspiraient ses créations, et le souvenir du regard ardent d’Anna, de sa douce main posée sur son épaule ou sa hanche, inspirait ses caresses intimes.
Lorsqu’enfin elle entendit la voix d’Anna à l’autre bout du fil, elle comprit que cette amitié irait plus loin. Elle l’invita à passer chez elle, ce à quoi répondit la voix enjouée d’Anna :
-- Ce sera beaucoup mieux sans tous ces regards coincés posés sur nous !
Il ne fallut pas cinq minutes à Anna pour mettre Morgane dans tous ses états. Un simple geste, un simple regard. Sa main posée dans son cou, ses yeux bleu-gris plantés dans les siens. Morgane l’embrassa la première. C’était sur le balcon de son appartement. Elle ne portait qu’une petite robe à fleurs à zip et une culotte. La bise qui soufflait à cette hauteur lui faisait déjà poindre ses petits seins tout ronds.
Anna reçut son baiser en souriant, comme si elle l’attendait depuis longtemps. Elles goûtèrent à leurs lèvres un moment jusqu’à ce qu’Anna retourne Morgane, pour l’enlacer en plaquant sa petite poitrine contre le dos de Morgane. La tête dans son cou, elle dézippa doucement la robe de son hôtesse, découvrant ses petits seins tendus par ses caresses et le vent.
Morgane ne pensait plus, déjà, au fait qu’elle pourrait être vue ainsi par des voisins. Elle voulait simplement être vue par cette femme si envoûtante. Elle se retourna alors et lui face, Anna la dévora des yeux. Morgane adore être regardée de cette manière, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une personne qu’elle-même désire. Et Anna faisait naître en elle un désir ardent, à la limite du supportable. Pourtant, il était hors de question de presser les choses. Elle embrassa à nouveau son invitée, en lassées l’une contre l’autre.
Puis elle lui prit la main pour l’inviter à l’intérieur. Anna s’assit dans le canapé et Morgane vint s’installer sur elle, ses jambes de chaque côté de la belle rousse qui la rendait déjà humide, et brûlante. Elle n’eut pas le temps de l’embrasser encore. Comme si Anna savait d’instinct ce qui rendait Morgane dingue, elle plongea son visage dans ses seins. Elle les lécha, les embrassa, lui suça les tétons dardés. Sa langue était un pur délice. Longue et fine, agile, elle l’enroulait autour de ses mamelons avant de les goder avec envie. Sa propre ouverte pour laisser respirer sa poitrine, Anna lâchait des petits ricanements de plaisir en entendant les soupirs de Morgane.
Mais cette dernière, voulant reprendre les choses en main, se leva afin de s’agenouiller devant la belle rousse. Tout en caressant ses jambes, elle attrapa sa culotte sous sa robe et la lui retira, le regard noyé dans celui d’Anna. Celle-ci lui souriait en la regardant comme si elle allait la dévorer jusqu’à plus soif. Elle remonta elle-même sa robe en écartant grand ses cuisses.
Morgane découvrit une toison rousse sur son pubis. Elle s’empressa de venir passer sa langue sur le clitoris d’Anna, qui passa une main dans ses cheveux, déjà excitée. Petit à petit, Morgane usait de sa langue en s’enivrant de son odeur, pour faire grossir son petit bouton et grandir son plaisir. Lorsque ses doigts prirent part au jeu entamé, Anna se mit à malaxer ses propres seins aux larges auréoles.
Bientôt, Morgane décida qu’il était temps de remplacer les soupirs d’Anna par des gémissements. Tout en continuant de s’occuper de son clitoris avec sa bouche, elle lui planta deux doigts entre ses lèvres grandes ouvertes. Rapidement, Morgane comprit qu’elle avait vu juste. Anna attrapa son visage et l’approcha du sien, l’embrassa avec l’urgence de l’orgasme qu’elle sentait déjà monter en elle. Encore une fois cette langue qu’elle fit danser avec celle de Morgane qui ne cessait de faire aller et venir ses doigts dans l’antre doux et chaleureux d’Anna.
Puis Morgane revint entre les jambes d’Anna avec la ferme intention de la faire exploser. Sa bouche plaquée sur son clitoris, ses doigts fins qui le branlaient depuis l’intérieur de son vagin dégoulinant, Morgane jetait des coups d’œil vers cette femme qui exprimait de façon si sensuelle son plaisir. Elle eut même la satisfaction de rester un bon moment là, le visage dans le sexe d’Anna, ses doigts plantés en elle, entourée de cette odeur de sexe si spécifique à une vulve grande ouverte. Anna avait un petit clitoris très sensible et lorsque l’orgasme s’empara de son corps, Morgane se retrouva coincée entre ses cuisses secouées de tremblements plein de volupté. Ses mains avaient plongé dans la chevelure de Morgane et elle lui plaquait encore le visage contre son sexe, pour la sentir jusqu’au bout. Mais Morgane voulait absolument la regarder jouir, elle voulait plonger dans ses yeux alors que sa nouvelle amie jouissait sans retenue, et pourtant avec une extrême douceur.
Le long baiser sensuel qui s’ensuivit était emplein d’une gratitude l’une pour l’autre. Car si Anna avait joui des doigts et de la langue de Morgane, cette dernière était toute aussi reconnaissante d’avoir été l’investigatrice que cette fabuleuse jouissance. Morgane en profita pour retirer la robe d’Anna, caresser son corps en continuant de l’embrasser.
Elle vint finalement s’installer près la rousse, qui s’empressa de lui sauter dessus. Sur ses petits seins sensibles, qu’elle suçotait avec envie en caressant la culotte de Morgane. Elle pouvait déjà sentir la chaleur qui émanait de son sexe, son clitoris plus volumineux tendu sous le tissu. Puis elle descendit enfin, écarta le tissu rouge et découvrit la vulve prête à la recevoir. Contrairement à elle, Morgane qu’une fine ligne de poils sur son pubis. Son magnifique clitoris trônait fièrement au-dessus de ses lèvres déjà grandes ouvertes et reluisantes de cyprine.
Sentir la langue agile d’Anna sur son sexe fit basculer Morgane dans un monde de luxure. Elle lui branlait littéralement son bouton du bout de la langue, aussi sûrement qu’un doigt. Elle la vit sucer son index et son majeur ensemble avant de la pénétrer à son tour. Elle trouva aussitôt le point sensible de Morgane qui se cambra violemment, alors qu’Anna lui souriait de ce petit sourire mutin qui la faisait resplendir.
Ses doigts la fouillaient avec envie, son pouce jouant avec son clitoris bandé. Elle la baisait de ses doigts sûrs précisément de la manière dont Morgane avait besoin. Après un long baiser enflammé, les yeux dans les yeux, Morgane suppliant sans un mot son amie de la faire vaciller pour de bon, Anna lui retira finalement sa culotte et plongea à nouveau son visage entre ses cuisses. Elle aspirait vigoureusement son clitoris en la branlant avec énergie.
Morgane releva ses jambes, comme elle aurait pu le faire avec un homme pour les poser sur ses épaules. Anna continuant de la doigter et plaça son visage juste devant celui de sa magnifique brune d’amie.
-- Jouis pour moi… Tu es si belle… lui susurra-t-elle en agitant son bras de façon frénétique et désordonnée.
En réponse, Morgane l’embrassa goulument. Elle n’eut qu’à plonger encore son regard dans celui, fiévreux, d’Anna. Elle explosa sans retenue à son tour, sentant un jet puissant de cyprine gicler de son vagin sur la main d’Anna, qui lâcha à nouveau un ricanement de joie. Elle ne laissa pas Morgane tranquille pour autant. Elle continua de la doigter jusqu’au bout, avec la même vigueur, comme si elle voulait complètement vider Morgane.
Ce qu’elle réussit à faire, au point que la belle petite brune s’écroula sur elle. Il leur fallut un long moment et de nombreux baisers avant de reprendre leurs esprits. Dans leur plus simple appareil, Morgane et Anna échangèrent, et devinrent des amies pour la vie…

15/06/2026
Depuis quelques jours, Floriane était sur les nerfs. Comment avait-t-il osé? Ce moins que rien? La tromper, elle. La tromper alors qu'il lui affirmait l'aimer comme un fou?
Elle se repassait leur discussion en boucle, essayant de comprendre, voire même de se remettre en question. Mais rien n’y faisait. Elle avait beau tout tourner dans tous les sens, elle ne voyait qu’une explication: Samuel n’en avait rien à foutre. Pas d’elle, ça non. Ses larmes avaient parlé pour lui. Rien à foutre de leur promesse de fidélité.
Par les temps qui courent, ils avaient préféré préciser les règles de leur relation dès le départ. Tant de leurs ami.es s’étaient fait prendre par la loi des réseaux sociaux. Être fidèle, de nos jours, c’est dépassé. Pour être une vraie femme, pour être considérée comme une vraie féministe, elle aurait dû pouvoir disposer de son corps comme elle le voulait et ne pas avoir à supporter cette fidélité imposée par le patriarcat. Mais comment faire quelque chose qu’elle ne supporterait voir son élu faire lui-même?
Non pas que Floriane était du genre jalouse. Elle l’était un peu, comme tout le monde, mais n’irait jamais empêcher Samuel de reluquer un joli cul. Elle considèrait uniquement qu’elle devait pouvoir faire confiance à celui qu’elle avait choisi. Et elle savait qu’elle n’était pas du genre à penser que sa confiance ne serait pas entamée s’il baisait quelqu’un d’autre.
Samuel lui avait assuré que c’était la même chose pour lui, que lui-même ne supporterait pas la savoir avec un autre, alors il n’allait pas aller voir une autre non plus. Leur relation allait un peu à contre-courant de l’air du temps, certes, mais ils s’étaient mis d’accord.
Et pendant plus de 8 mois, ils s’y étaient tenus. Tous les deux. D’ailleurs, Floriane n’avait jamais désiré quelqu’un d’autre. À aucun moment elle n’avait imaginé tromper Samuel, qui s’était avéré être un copain attentionné, et un amant endurant. Floriane aimait quand l’acte sexuel durait longtemps. Elle jouissait à plusieurs reprises. Au moins trois fois, pour se sentir comblée.
C’est en partie pour ça, d’ailleurs, qu’elle faisait autant de sport. Hors de question de laisser toute l’action à Samuel. Elle aimait autant se faire prendre en levrette que le chevaucher. Sa dernière lubie était même d’inverser un peu les rôles. Samuel s’allongeait sur le lit, elle restait debout, lui relevait les jambes, et s’empalait sur lui, presque comme si c’était elle qui le pénétrait et non l’inverse.
Il ne pouvait pas dire qu’elle n’était pas imaginative, en termes de sexualité! Elle lui avait même laissé la prendre par le cul deux fois, en seulement 8 mois. Ce n’est pas qu’elle n’aimait pas ça, mais ce n’était pas non plus le pied total. Mais qui sait? Peut-être qu’avec le temps, elle finirait par apprécier?
Mais sûrement pas avec lui! Car quelques jours auparavant, Floriane l’avait surpris avec cette garce d’Oksana, avec ses cheveux blonds parfaits et ses gros seins parfaits. Elle lui taillait une pipe dans le parc. C’est à peine s’ils s’étaient cachés, d’ailleurs. Elle les avait surpris alors qu’il était adossé à un arbre, la salope à ses pieds, et qu’il lui enfonçait toute sa queue dans la gorge, agrippé à sa queue de cheval pour la retenir le plus possible.
En la voyant débarquer, il s’était empressé de ranger son engin. Oksana n’avait même l’air gênée. Elle avait voulu être seule, le maudire en paix, mais il avait insisté pour la suivre et parler. Il n’aurait sûrement pas dû. Ses mots résonnaient encore en elle: « C’était juste comme ça! Tu sais que je t’aime, Floriane! T’as raison, j’aurais pas dû... »
Bien sûr que non, il n’aurait pas dû. Ce qu’elle aurait dû faire, elle, par contre, c’est le rabaisser comme il s’était permis de le faire. Elle se sentirait peut-être mieux aujourd’hui. Mais si on peut être déçu par quelqu’un, si cette personne peut perdre notre confiance en quelques secondes seulement, il est plus difficile d’arrêter de l’aimer. Et cet amour l’avait empêchée de se venger. Elle lui avait donc dit qu’elle devait réfléchir.
Et c’est exactement ce qu’elle essayait de faire depuis quelques jours. En vain. Elle avait besoin de se vider l'esprit. Et quoi de mieux qu'une petite course à pied? Tout en courant, sans même faire attention à où elle se rendait, sa sacoche à la main, où elle gardait son téléphone, son portefeuille et de quoi s’essuyer le visage de temps en temps, elle pensait à Samuel, elle le voyait à nouveau, sa queue dans la bouche d’Oksana. Elle revoyait sa tête à lui, mais aussi la sienne. Elle lui avait souri, n’est-ce pas? Cette salope était fière d'elle! Elle la revoyait nettement, son cul moulé dans son jeans. Elle avait même poussé le vice jusqu'à montrer à quel point elle était souple et musclée: elle suçait Samuel sans même poser un genou à terre, sûrement pour ne pas se salir. Son éternelle veste en cuir jaune à la Kill Bill sur les épaules, et ses longs cheveux soyeux qui tombaient dans son dos. Lorsqu'elle avait compris que c'était terminé, elle s'était simplement relevée en regardant Floriane, un fin sourire aux lèvres. Sa veste était ouverte, et elle ne portait rien en-dessous. Oksana avait fait exprès. Elle avait tout doucement remonté la fermeture de sa veste de façon à ce que Floriane voit bien que non seulement elle ne portait rien en-dessous, mais qu'en plus il avait giclé sur ses seins. Elle était arrivée au moment au moment où elle finissait de le purger.
Et lui était pitoyable. Il portait son t-shirt de gamer, que ses potes lui avaient offert à son dernier anniversaire. Elle ne l'aimait pas, mais elle devait bien avouer qu'il était sexy, dedans. Son short à mi-cuisses, il avait cette tête, cette grimace qu'elle adorait tant au moment où il jouissait. Maintenant, elle la trouvait risible et immonde. Sa queue était encore bien raide lorsqu'il l'avait sortie de la gorge d'Oksana avant de remonter son short en panique. Rien de surprenant: une chose qu'elle appréciait particulièrement chez lui, c'était justement qu’il pouvait jouir deux à trois fois sans débander.
Car oui, Samuel était un amant des plus grisants. Avec lui, on enchaînait les positions, les orgasmes. Jamais il n'avait de panne. Il pouvait lui arriver de mettre du temps à devenir dur comme la pierre, mais ça finissait toujours par arriver... et par durer! Floriane repensait à toutes ces fois où elle avait explosé d'un plaisir intense, toutes ces fois où il avait su la surprendre, ou, à l'inverse, où elle avait su le prendre à son propre jeu, pour leur plus grand plaisir à tous les deux. Pourquoi donc aller voir une autre?
Voilà une question qu'elle ne s'était jamais posé pour elle-même. C'est vrai, après tout. Samuel n'était sûrement le seul bon coup de la ville. Et encore moins sûrement le meilleur coup! Car un bon coup n'est pas seulement un homme qui sait vous faire jouir. Un bon coup, c'est un homme qui sait vous faire jouir en vous faisant sentir femme. Même plus! En vous rendant fière d'être femme!
Et, en ralentissant ses foulées, Floriane arriva à la conclusion que Samuel n'était pas le bon coup qu’elle avait toujours cru. Elle fit une pause, en se rendant compte qu'elle avait changé d'arrondissement. Déjà 7 kilomètres parcourus! Pourtant, elle se sentait en forme. Ce qui la rendit fière d'elle-même. Il n'y avait pas longtemps qu'elle avait repris la course à pied, et les premiers temps, elle commençait à peiner au bout de 5 kilomètres.
Et c'est à cet instant qu'elle sut ce qu'elle devait faire. Le quitter. Le laisser vivre sa vie, et vivre la sienne. C'est en passant devant la vitrine du café "L'artisan pressé" qu'elle eut sa révélation. Sa relation avec Samuel était en fait vouée à l'échec depuis le début! Elle n'était pas vraiment amoureuse, elle avait juste trouvé le meilleur parti, celui qui plaisait à ses parents et correspondait à son niveau social. Ce n'était pas tant la faute de Samuel. La trahison de Samuel n'avait fait que mettre en évidence son erreur à elle! Il l'avait sauvée, en fait. Elle s'était laissée abrutir par la société en pensant aller à contre-courant! Elle se voyait déjà s'installer dans quelques mois avec Samuel, se marier, avoir des enfants, construire ou rénover une maison... Avoir une vie bien rangée, fade non pas à cause des enfants et de la maison, mais fade parce que lui, parce qu'au fond, ce n'était pas elle qui l'aurait choisi, mais la société qui l'aurait choisi pour elle. Il convenait parfaitement à son milieu socio-culturel, elle n'aurait jamais pu trouver mieux. Et à cause de lui, elle n'aurait jamais été libre. Il n'aurait pas eu besoin de la martyriser, d'être un goujat, ou de la brutaliser. Il aurait juste eu besoin d'être là pour faire de sa vie un échec total, malgré lui, malgré toutes ses qualités.
Elle entra dans le café et se dirigea vers le comptoir. Le serveur, un charmant jeune homme plus grand d'une bonne tête par rapport à elle, avait de beaux yeux marrons, des cheveux crépus coupés courts. Le tablier qu'il portait semblait trois tailles au-dessus de la sienne, malgré ses larges épaules. Sa peau sombre contrastait agréablement avec la blancheur de ses dents. Elle fut charmée par les fossettes qui se creusèrent quand il l'accueillit avec un large sourire. Il devait pourtant s'ennuyer ferme, parce qu'elle était la seule cliente.
— Vous désirez, mademoiselle?
— Vivre, lui répondit-elle sans plus réfléchir.
Le serveur en fut plutôt étonné. Voilà une commande qu'on ne lui passait pas souvent! Mais sans trop se démonter, il finit par lui demander, poussé, sûrement, par l'envie de satisfaire sa seule cliente de ce début d'après-midi:
— Je ne demande pas mieux! Mais de quelle manière?
Floriane ne savait pas trop ce qui l'avait guidée jusqu'ici, elle n'avait pas réfléchi non plus, avant de faire une pause près de la vitrine de ce café. Et c'est même une sorte d'instinct, ainsi que la soif, qui l'avait poussée à entrer. Maintenant qu'elle le voyait devant elle, Floriane sut parfaitement quelle sorte d'instinct c'était. Elle se mordit la lèvre inférieure, gonfla sa poitrine, et braqua son regard dans celui du serveur, pour être sûre que le message passe sans interférence:
— Un smoothie aux fruits rouges... Et votre meilleure liqueur...
— C'est qu'on ne sert pas d'alcool, ici...
Les yeux qu'il avait en prononçant ces mots trahissaient clairement qu'il avait très bien compris à quel genre de liqueur Floriane faisait allusion. Celle-ci fit les quelques pas jusqu'au passage qui permettait de passer derrière le comptoir. Elle posa sa main sur son entre-jambe, et lui sourit:
— Je ne bois presque jamais d'alcool, de toute façon, lui répondit-elle de sa voix la plus suave qui soit.
— Je... J'ai... Je dois...
— Travailler, oui, je sais... Et je suis la seule cliente...
Sans attendre sa réponse, elle se laissa tomber à genoux. Afin d'être sûre qu'il n'allait pas lui dire qu'il avait une copine, ou un truc du genre, elle attendit un peu, relevant les yeux vers lui. Il ne dit rien. Au contraire, il releva son tablier et lui laissa libre court.
D'ici, personne ne pouvait les griller depuis la rue, et le serveur verrait facilement quelqu'un arriver, laissant largement le temps à Floriane de se cacher en cas de besoin.
Elle n'en eut pas besoin. Elle put à loisir le déboutonner, sortir sa queue longue et épaisse de son caleçon. Elle le suça comme jamais elle n'avait sucé personne. Elle réussit même à forcer le passage et lui offrir une gorge profonde, bien qu'elle n’avalât que les trois-quarts de sa verge impressionnante.
Elle retira son t-shirt et son soutien-gorge, le branla entre ses seins, lui suça les couilles en le branlant. Floriane était trempée et ne serait pas étonnée que sa cyprine ait traversé culotte et short jusqu'à former une tâche entre ses cuisses. Si elle avait eu une capote, elle aurait sûrement proposé à ce bel étalon de la baiser. Jamais elle n'avait pris un tel pied à sucer une bite. Jamais elle n'avait sucé la bite d'un inconnu. C'était sûrement ça, la liberté.
C'était enivrant, exaltant, grisant. S'il devait tenter du mieux qu'il pouvait garder un visage impassible pour donner le change aux passants et passantes dans la rue, Floriane s'en donnait à cœur joie, gémissait d'un plaisir qui n'avait rien de simulé. Elle le sentit se tendre et se mit à le branler, en dirigeant son gland vers son visage. Elle se mit même à tirer la langue, avant qu'il ne jouisse. Son foutre épais gicla sur son visage, un peu sur ses seins, aussi. Elle recevait cette offrande avec l'hilarité que produit la liberté la première fois qu'on y goûte.
Un peu gêné, le serveur se retira le plus rapidement possible et rangea son beau sexe dans son pantalon.
— Heu... Fruits rouges, hein?
Floriane hocha la tête, simplement heureuse, sans se relever. Il finit par lui tendre sa boisson alors qu'elle était encore à genoux.
— Combien je te dois? lui demande-t-elle.
— Heu... ben... Offert par la maison...
— C'est touchant! s'exclama Floriane.
Elle se releva alors. Sentir ce foutre sur elle avait quelque chose d'encore plus excitant que d'habitude. Le serveur lui tendit son t-shirt et son soutien-gorge, le regard fuyant. Après tout, peut-être avait-il une copine... Elle récupéra uniquement le t-shirt et lui précisa:
-- Offert par la maison, lui dit-elle en passant de l'autre côté du comptoir et se dirigeant vers la sortie.
— Mais... Comment tu t'app...
Floriane était sortie. Elle se retrouvait en pleine rue, à 7 kilomètres de chez elle, les seins à l'air et le visage plein de sperme. Elle pouffa de rire. À cette heure, elle put même traverser la rue sans croiser personne. Après avoir croisé une première femme complètement abasourdie, elle décida d'immortaliser l'instant. Après tout, il s'agissait de bien plus que du sperme, c'était le symbole de sa liberté, un véritable tournant dans sa vie. Une voiture la klaxonna, un homme la reluqua sans vergogne en passant près d’elle. Elle sortit son portable de sa sacoche et se prit en photo en train d'aspirer un peu de son smoothie.
Elle remit enfin son t-shirt en sentant qu'elle était suivie. Une nouvelle voiture la klaxonna, un homme la complimenta depuis l'autre trottoir. Floriane souriait, était heureuse pour la première fois depuis trois jours. Le tissu bien moulant étala le foutre sur son visage. Ses seins pointaient avec une certaine irrévérence. Dans sa sacoche, elle prit un mouchoir et s'essuya rapidement. L'homme derrière se rapprochait.
Elle ne risquait trop rien, en pleine rue. Elle avançait vers des rues plus animées que celle où était "L'artisan pressé". Elle but encore un peu de son smoothie et fit volteface, pour se retrouver presque nez à nez avec un vieil homme en costume. Celui-ci devait avoir à peu près le même âge que l'homme. Elle en eut une moue de dégoût en lui tendant son smoothie.
— Tenez, c'est tout ce que vous aurez de moi...
Surpris, l'homme attrapa par réflexe ce qu'elle lui tendait. Puis elle partit en courant, reprenant son footing. Elle courait en souriant, d'un pas léger et d'une longue foulée. Ses seins ballotaient dans tous les sens, attirant les regards discrets mais visiblement désireux pour la plupart. Pour la première fois de sa vie, elle appréciait être matée. Elle entra dans un parc et le traversa pour gagner un peu de temps. Mais son portable se mit à sonner.
Le temps qu'elle s'arrête et le sorte, elle avait raté l'appel. Samuel, évidemment. Elle allait le remettre dans sa sacoche quand il se mit à vibrer. Elle regarda le SMS reçu. Comme à son habitude, il écrivait n'importe comment. Ce n'était quand même pas compliqué d'écrire normalement, même pour un texto! D'autant plus qu'on n'était plus limité par le nombre de caractères, comme leurs parents avaient connu. Sa mère lui avait expliqué que c'était pour ça que le langage SMS avait été inventé. Aujourd'hui, il n'avait plus d'utilité... Si ce n'était la paresse intellectuelle.
"Sa fé 3 jrs, Flo. Ta réfléchi? On peu se parlé?" Elle eut envie de vomir. Par réflexe, elle allait ranger son téléphone, comme elle le faisait depuis trois jours à chaque message. Puis elle arrêta son geste. Non, elle avait pris une décision. Il devait être au courant. Et il avait bien mérité qu'elle ne s'embête pas avec les formes.
Elle lui répondit donc: "Oui, Samuel, j'ai réfléchi". La suite ne tarda pas: "Et alor? Vi1 ché moi kon parle". Il était hors de question qu'elle repose un pied chez lui. Elle avait sûrement compris que leur histoire était vouée à l'échec quoi qu'il eût fait, mais ça n'enlevait rien à ce qu'il avait osé faire. Elle tarda sûrement un peu trop à lui répondre et il se mit à insister: "Sa fé 3 jrs que tu mfé poiroté! Di-moi, Flo! Je sé kjé merdé, mé jé besoin dsavoir!"
Besoin de savoir? Elle faillit jeter son portable de rage en imaginant parfaitement ce qui se passait depuis trois jours. Oksana lui proposait de terminer ce qu'ils avaient commencé, mais en se prenant pour un mec bien, il la faisait attendre. Si elle décidait de le garder, il refuserait Oksana, mais dans le cas contraire, il irait sûrement la sauter dans la minute.
Son cœur empli de colère, elle lui envoya la photo qu'elle avait prise quelques minutes plus tôt. Avec une petite légende: "Sa queue était belle et grosse, je ne sais même pas comment il s'appelle. Mais il m'a sauvée en une seule giclée sur ma belle gueule. Avec tout ce que tu as déversé sur et dans moi, tu ne faisais que m'enfermer un peu plus à chaque fois. Va sauter ta pute. Moi, je vais avancer fièrement, maintenant."
Elle tapota sur "Envoyer", éteignit son portable et le remit dans sa sacoche, avec la même facilité que l’on referme un livre après en avoir lu la dernière ligne.

19/06/2026
Ariel n'est pas dupe. Elle connaît les hommes. Aussi galants puissent-ils paraître, ils ont toujours une arrière-pensée lorsqu'ils sont aussi adorables. Bien sûr, elle a bien remarqué que, comme elle est tombée sous le charme d'Arthur, celui-ci a des sentiments naissants pour elle.
Elle aime la façon dont il la regarde, tout comme sa gentillesse, sa prévenance et la sérénité qui se dégage de lui. Il est facile d'être avec lui, de parler avec lui. Il écoute vraiment quand elle parle, et même lorsque c'est à son tour de parler de lui, de son passé, de ses envies pour le futur, de ses craintes présentes, elle a le sentiment que c'est directement à son cœur qu'il s'adresse.
Mais Ariel n'est pas dupe. Elle sait qu'il ne se contentera pas d'une relation platonique. Elle sent son regard sur elle, mêlé de douceur et d'envie brûlante. Qui sait? Peut-être fait-il partie de ces hommes que l'on appelle à tort "déconstruits" et qui tâtonnent encore sur la façon dont ils doivent recueillir le consentement de leur élue.
Parce qu'Ariel est bien consciente que cette petite révolution en marche (bien qu'encore trop petite) n'a pas de conséquences uniquement sur les femmes. Les hommes qui se sentent concernés se retrouvent pris entre deux feux: celui de leur éducation, et celui de la réalité actuelle. Elle les trouve d'autant plus charmants, il faut bien avouer. Non pas parce qu'ils s'en retrouvent obligés de montrer leurs failles, mais parce qu'ils font preuve d'une humanité qui ne leur a pas été inculquée et qu'ils ont appris sur le tard.
Et puis, il faut bien l'avouer. Ariel a très envie de lui aussi. Elle aussi brûle d'envie pour lui jusque dans le regard qu'elle pose sur lui. Elle sent bien son cœur s'emballer lorsqu'il arrive près d'elle. Mais soyons francs: son bas-ventre réagit tout autant.
C'est pour ça que lorsqu'il lui a proposé de le suivre dans son excursion forestière afin de photographier la nature (et particulièrement les oiseaux, sa passion première), elle a non seulement accepté, mais s'est préparée dans un but autrement plus chaud que ce mois d'automne.
Cela fait bien longtemps qu’Ariel est en accord avec ses désirs. Elle les assume pleinement, sans vulgarité, sans les imposer à qui que ce soit. C’est sûrement cette harmonie entre son corps et son esprit qui fait d’elle une femme heureuse à tout instant. Et elle considère que toute personne heureuse a comme devoir de partager cette joie qu’elle ressent dès le réveil. Ariel n’est pas une illuminée. Ce serait plutôt une sorte de pleine conscience acquise naturellement, sans forcer.
C’est justement cette conscience, et ce désir de partager son bonheur avec Arthur, qui l’a poussée à choisir sa tenue du jour. Elle lui a paru évidente. Elle voulait être sexy (autant pour Arthur que pour elle), sans non plus que sa tenue ne crie « Je veux de la bite ». Arthur est un homme délicat, dans le sens où il aime la subtilité. Comme quand il parle. Peut-être que plus tard, elle pourra se le permettre. Mais pas pour cette fois.
Elle a donc choisi un string noir, qui met bien les formes de ses fesses en valeur. Puis elle a simplement passé une robe-pull, qui moule son corps de façon pudique, même si elle sait pertinemment l’effet que ça aura sur Arthur. Car elle connaît aussi l’effet de son corps chez les hommes. Et même les femmes qui y sont sensibles. Pour ne pas avoir trop froid et aussi ne pas mettre tout de suite en évidence le fait qu’elle ne porte pas de soutien-gorge sous sa robe, Ariel a vêtu une longue écharpe. Rouge, pour contraster avec le noir de sa robe. Niveau maquillage, juste ce qu’il faut pour mettre sa bouche et ses yeux en avant. Une paire de chaussettes et les chaussures adéquates à une promenade en forêt, puis la voilà partie à son rendez-vous.
L’effet est immédiat. Arthur a même quelques petites secondes d’une sorte d’embarras. Qui attise l’envie d’Ariel. Elle l’écoute parler de sa passion de la photo, et lui montre le résultat de quelques clichés pris sur le vif. Elle adore le rendu. Ariel étant elle-même artiste (une autre façon pour elle de répandre le bonheur dans ce monde de brutes), elle apprécie particulièrement les fins paramétrages d’Arthur en fonction de la lumière et de ce qu’il veut que la photo fasse ressentir.
L’objectif se tourne finalement naturellement vers Ariel, qui se prête volontiers au jeu. Surtout lorsqu’elle voit cette palette de couleurs étalées sur le sol : les feuilles d’automne tombées des arbres. Elle est persuadée qu’elle aimera les clichés d’Arthur pris dans cette petite clairière où seuls les bruits de la nature les accompagnent.
Une fois accroupie dans les feuilles, Arthur la prenant en photo, un genou au sol, de trois-quarts, elle sent que c’est l’instant. Toute son attention est sur elle. Elle sait qu’à travers son appareil, il la déshabille, la caresse. Elle peut presque le sentir sur sa peau.
Il se déplace un peu, sûrement à cause de la lumière. Il suffit d’une petite bise, d’une branche qui bouge pour que la lumière soit gâchée. Il passe un peu plus dans son dos, obligeant alors Ariel à se tourner encore plus pour fixer l’objectif.
Mais ce n’est pas l’appareil photo, qu’elle regarde. Le regard qu’elle pose en direction d’Arthur reflète toute son envie. C’est même presque sans réfléchir que son dos se creuse, que ses fesses se tendent vers l’homme derrière l’appareil. Et il mitraille. Alors que je jusque-là, il était plutôt du genre à attendre le bon moment pour la bonne photo, Arthur enchaîne les prises de vue frénétiquement. Ariel l’imaginerait presque en train de se masturber devant elle. Il serait sûrement magnifique dans cette situation.
Doucement, elle remonte alors sa robe-pull, puis tire dessus sur le côté, dans un geste qui feint la timidité. Ses fesses parfaitement rondes et énergiques apparaissent à la vue d’Arthur qui stoppe net sa boulimie visuelle. Il relève la tête pour la regarder directement, comme s’il venait de découvrir la huitième merveille du monde. Ariel apprécie pourtant énormément de ne percevoir aucune surprise dans ce regard-là.
Elle ne dit rien. Il ne dit rien. La situation se passe de commentaire qui pourrait venir gâcher la magie du moment, comme une branche d’arbre dans la lumière indécise. Alors qu’Arthur pose son appareil, Ariel n’espère qu’une seule chose. Elle rêve de découvrir enfin la force du désir ardent qui sommeille en lui.

